A la veille de la Saint-Valentin, le marché de la fleur coupée est en ébullition et la concurrence est féroce. Exemple à Yvorne.
«Quand mon père s'est installé à Yvorne en 1975, 1665 tonnes de fleurs étrangères entraient en Suisse contre 2000 tonnes de fleurs indigènes. Aujourd'hui, la production suisse n'a pas vraiment bougé, mais 8000 tonnes qui sont importées chaque année.»
En disant cela, Jean-Marc Crousaz semble avoir tout dit. La faute aux prix bien moindres du Kenya, d'Amérique du Sud, ou même de Chine. «Les grandes surfaces principalement Coop et Migros absorbent 75% du marché suisse en quantités. Et sur cette masse, 5% seulement est produite en Suisse», précise le représentant de la troisième génération de Crousaz Fleurs, l'une des principales entreprises de fleurs coupées de Suisse.
De quoi mettre à mal bien des sociétés du secteur ces dernières années. Encore au nombre de 73 en 2000, leur nombre est tombé à 53 en 2006. «Nous ne sommes qu'une dizaine en Suisse romande. Et il est devenu trop cher de créer une nouvelle entreprise compte tenu des investissements sur les infrastructures ou de la forte hausse des prix de l'énergie (n.d.l.r., dont la majeure partie sert à chauffer les serres en hiver).»










