La Saint-Valentin est une occasion, par billets doux, fleurs, cartes postales ou menus présents, de déclarer son amour à l’élu(e) de son cœur !
Cette fête des amoureux n’existe que depuis une quarantaine d’années mais il y avait autrefois quantité d’autres façons d’exprimer la même idée…
    
   Le rite des mais    
   Dans de nombreuses régions, ce n’était pas le 14 février mais le 1er mai qui était l’occasion pour les jeunes gens de déclarer leurs préférences. Les garçons plantaient cette nuit-là des mais, c’est-à-dire des branches, des fleurs ou de jeunes arbres fraîchement coupés devant la porte ou sur le toit des jeunes filles à marier.
   Chaque feuillage avait un sens : en Champagne, le charme était louangeur, le boulin (bouleau) ou sapin (qui riment avec putain) beaucoup moins. En Bresse, où la tradition s’est maintenue jusqu’en 1914, on préférait accrocher des fleurs : les bleuets et les millefeuilles signifiaient l’amour, le gui du respect, le chèvrefeuille stigmatisait la fille volage et la luzerne la fille bête à manger du foin !
   Si le message était tendre, le garçon dressait parfois un chemin de feuilles de la maison de sa belle à la sienne : une façon de déclarer son amour sans le dire. Dans le Berry enfin, on ajoutait aux branches des dentelles, des rubans et des bonbons pour l’aimée.