Toutes les religions traitent de l'amour.

L'amour de Dieu et de son prochain est le principe fondateur de la religion chrétienne. Les sociétés judéo-chrétiennes sont fortement marquées par cette notion religieuse de l'amour. L'amour de Dieu est la force qui pousse un individu à avoir la foi en son Dieu. La théologie est la spécialité qui traite de ce sujet. L'amour du prochain se définit comme la force qui pousse un individu à rechercher la paix et le partage avec les autres. Le désir d'amour se traduit par celui d'être avec les autres, celui d'accepter de recevoir des autres et de donner aux autres, celui de dialoguer, de vivre avec, de comprendre, d'accompagner, etc.

Dans les bouddhismes Mahayana et Vajrayana (bouddhismes vietnamien, chan, zen, lamaïsme), l'Amour est l'une des quatre qualités d'être que le pratiquant doit développer, l'un des "Quatre Infinis" ou "Quatre Incommensurables". Ces quatre qualité sont : l'amour, la compassion, la joie et l'équanimité. Les tibétains définissent l'amour comme le souhait du bonheur de l'autre ; la compassion, comme le souhait de la cessation de la souffrance de l'autre ; la joie, comme la participation à son bonheur ; l'équanimité comme le fait d'être attentif de façon semblable à tout être et toute chose sans établir d'attachement privilégié ou de préférence envers telle ou telle chose, tel ou tel autre. Tout pratiquant du bouddhisme Mahayana doit faire le souhait de la "boddhicitta" - "l'esprit d'éveil" - : souhaiter obtenir l'éveil ou les qualités spirituelles pour le bien des êtres, et ultimement, pour les libérer définitivement des souffrances humaines. karuna (sansk.), est traduit par "compassion" en français et "loving-kindness" en anglais, il décrit moins en réalité une qualité de compassion qu'une activité d'attention aimante envers l'autre. Au Tibet, l'on décrit la compassion comme l'attitude de la mère attentive face à ses enfants.